27/10/2021

L’apprentissage de la propreté du chiot

Le premier grand enjeu

Le premier challenge après que le chiot soit arrivé à la maison, c’est évidemment d’apprendre la propreté à son chiot. En effet, personne (à ma connaissance) n’aime nettoyer du pipi. Personne n’aime retrouver ses tapis gorgés de pipi de chiot. Personne n’aime l’odeur de pipi.

En bref, le pipi c’est nul, et l’on souhaite que ce ne soit plus un sujet le plus rapidement possible.

Pour un résultat rapide, je vous préviens, il va falloir mouiller le maillot… mais ça en vaut vraiment la peine, nous avons par exemple obtenu un chiot propre en environ 10 jours !

Les erreurs à éviter

Les erreurs classiques à ne pas faire :

  • Ne pas être assez présent pour sortir votre chiot à la bonne fréquence
  • Avoir la flemme de se lever la nuit
  • Ne pas laisser le chiot dormir dans votre chambre
  • Ne pas dépenser suffisamment votre chiot en journée
  • Utiliser des tapis d’aisance

Soyez très vigilants à cette dernière erreur, qui consiste en réalité à apprendre à votre chiot à uriner en intérieur ! Nous avons par exemple des amis qui ont utilisé ces tapis, et se sont retrouvés avec un chien à moitié propre : il urinait dehors, mais aussi… sur tous les tapis de la maison 🙁

Les tapis d’aisance sont donc votre ennemi, et à proscrire.

Être très présent pour son chiot les premières semaines

Le premier secret, c’est d’être très présent pour son chiot les premières semaines, afin de booster ses premiers apprentissages. Dans un monde parfait, poser trois semaines de congés serait idéal… mais ça n’est bien sûr pas toujours possible.

Nous avions trouvé un compromis chez nous : j’avais posé une semaine de vacances, puis j’avais passé les deux semaines suivantes en télétravail afin de pouvoir poursuivre au moins sur les aspects essentiels comme lui faire faire pipi dans le jardin toutes les deux heures.

Les vacances, c’est pour tout le monde !

La méthode positive

Le principe d’apprentissage va être de féliciter votre chien chaque fois qu’il va faire pipi en extérieur. Au début, s’il fait pipi dehors, ça sera presque par hasard : l’objectif est donc de multiplier les opportunités de le féliciter au bon moment, en le sortant dans votre jardin très souvent : toutes les heures les premiers jours, puis toutes les deux heures, et ainsi de suite.

S’il fait pipi dehors, génial : félicitez le à fond, en disant “pipi, c’est bien !” pour commencer à lui apprendre le mot pipi, en plus de lui faire comprendre que c’est bien dehors. N’hésitez pas à renforcer avec une petite récompense, pour encore plus d’impact.

S’il fait caca : exactement le même principe, en changeant juste le mot-clef.

Petit à petit, il va ainsi associer le pipi à l’extérieur, jusqu’à ne même plus envisager de faire ses besoins en intérieur.

Comment savoir que mon chiot s’apprête à faire pipi ?

Généralement votre chiot va se mettre à s’agiter, marcher en reniflant partout : il part à la recherche de l’endroit où il va uriner et “déposer” son odeur. Soyez attentifs afin de repérer ce moment, et le faire sortir avant qu’il n’ai fait pipi à l’intérieur.

Que faire s’il fait ses besoins à l’intérieur de la maison ?

Les premiers jours, il y aura des accidents, c’est presque inévitable.

Il y a deux situations possibles :

  • le chiot fait ses besoins devant vous : donnez -lui un “non” très ferme, puis emmenez-le à l’extérieur. Là, prenez le temps de le détendre jusqu’à ce qu’il fasse ses besoins dehors, afin de le féliciter et qu’il comprenne bien ce que vous attendez de lui
  • vous trouvez un pipi ou un caca, mais vous n’avez pas vu votre chien faire : surtout ne lui dites rien, mais prenez bien soin de l’isoler avant de nettoyer afin qu’il ne vous voie pas faire et ne prenne pas cela pour un jeu

Comment gérer l’apprentissage de la propreté la nuit ?

Pour avoir un apprentissage rapide, il est recommandé de se lever la nuit afin d’éviter des accidents nocturnes qui vont ralentir l’apprentissage. Au début, votre chiot a une toute petite vessie, alors il ne peut pas se retenir longtemps. Cependant, son sommeil est votre allié : s’il dort bien la nuit, son métabolisme ralentit, ce qui ralentit aussi sa production d’urine.

Veillez donc en premier lieu :

  • à ce qu’il dorme dans votre chambre, afin de se sentir en sécurité et avoir un sommeil profond
  • à ce qu’il se soit bien dépensé dans la journée, afin d’être fatigué et dormir profondément

Ensuite, il va falloir faire preuve de doigté, et vous adapter à votre chiot.

En ce qui concerne Bilbo, nous avons procédé de la façon suivante : une sortie pipi dans la nuit, puis une tôt le matin. C’est moi qui assurait la sortie nocturne, et Pauline qui assurait la sortie de 6h30 le matin.

L’étalement s’est fait de la façon suivante :

  • Nuit 1 : 2h du matin
  • Nuit 2 : 2h du matin
  • Nuit 3 : 3h du matin
  • Nuit 4 : 3h du matin
  • Nuit 5 : 4h du matin
  • Nuit 6 : 4h du matin
  • Nuit 7 : 5h du matin
  • Nuit 8 : pas de réveil nocturne

Dès la 8ème nuit, nous avons pu nous contenter du réveil vers 6h le matin.

Attention, notre exemple concerne Bilbo, qui est un Golden Retriever. Sur des races de plus petits chiens, avec une plus petite vessie, il faudrait probablement prolonger les réveils nocturnes sur une plus longue durée.

Cet exemple ne fait donc pas office de règle, mais est là pour vous faire un retour d’expérience et vous donner des indications.

Un investissement qui en vaut la peine !

Je vous invite vraiment à vous investir dans la propreté à fond dès le début, c’est vraiment fantastique d’avoir très tôt un chiot propre, et de pouvoir commence à se concentrer sur d’autres aspects plus intéressants de l’éducation… sans compter le bonheur de plus avoir à nettoyer les mini flaques de pipi dans la maison 😉

Un chiot propre, c’est un chiot heureux !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *